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La ration d'entretien doit contenir un minimum de 75 grammes de matières
protéiques digestibles. Cette proportion doit augmenter avec l'entraînement
mais sans dépasser 200 % supplémentaire.
Les lipides composent 5 % environ des matières organiques mais leur proportion
peut augmenter avec l'entraînement pour atteindre jusqu'à 30 % en cas de
recherche d'engraissement.
Les glucides composent environ 80 % des matières organiques. Cette proportion
doit être augmentée en hiver, surtout si les chevaux sont tondus.
L'équilibre idéal est donc pour 100 % de matières organiques, d'environ
14 % de protides, de 81 % de protides et de 5 % de lipides.
On peut également utiliser ce rapport, appelé relation d'équilibre ou relation
nutritive :
(protides digestibles) / (glucides digestibles + lipides digestibles x 2,3)
Ce rapport doit être d'environ 1/7, sans jamais être inférieur à 1/10.
Rapport journalier de calcium et de phosphore (Ca/Ph = 1,5) :
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Entretien : 20 à 30 g. de calcium, 14 à 20 g. de phosphore.
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Entraînement moyen : 20 à 40 g. de calcium, 20 à 30 g. de phosphore.
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Entraînement maximal : 70 g. de calcium, 50 g. de phosphore.
Le foin et, surtout, la luzerne sont riches en calcium alors que les grains
ont une teneur importante en phosphore.
Le cheval doit recevoir une moyenne quotidienne de 30 g. de sodium avec un
apport complémentaire de 20 à 70 g. en fonction de l'effort. La dose maximale
est de 1 % du poids total de la ration afin d'éviter les indigestions, voire de
décès entre 550 g. et 1 kg.
Le plus efficace est de laisser une pierre à sel à la disposition des chevaux,
d'autant plus que le sel contient également du chlore. Les besoins quotidiens
en chlorure de sodium sont de 25 à 30 g. pour l'entretien et de 50 à 100 g. en f
onction de l'entraînement.
Il faut se méfier des excès de potassium, comme avec la mélasse, qui
peuvent entraîner des problèmes circulatoires et rénaux. Les compléments en vitamine
C sont inutiles car les carences sont rarissimes.
Avant tout effort important, il est déconseillé de donner des sucres rapides.
Pour une digestibilité de la ration, il faut également tenir compte du
coefficient d'encombrement :
(poids de matières sèches de la ration en kg) / (nombre d'UF de la ration)
Ainsi que du taux de cellulose :
(poids de cellulose de la ration) / (poids de matières sèches de la ration)
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