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théorie de l'alimentation

besoins journaliers

  • Eau : 30 à 80 litres, en fonction de la météo (soleil et vent), inodore,

    incolore, claire et tempérée, à 10° environ.

  • Ration énergétique : céréales et/ou granulés.

  • Herbe sous forme fraîche, séchée (foin) ou déshydratée (bouchon de

    luzerne, granulés).

  • Lest éventuellement : paille.

besoins quantitatifs

Ils dépendent de :

  • degré de rusticité.

  • durée de l'entraînement quotidien.

  • type de l'entraînement quotidien.

  • âge.

  • état corporel.

  • poids.

calcul du poids du cheval

Ils existent différentes formules plus ou moins exactes selon la morphologie du

cheval.

  • P = 4,3 Pt + 3,0 H - 785 avec P étant le poids en kilos, Pt le périmètre en

    cm et H la hauteur au garrot en cm.

composition de l'alimentation

L'alimentation doit apporter différentes matières, qui ne se trouvent

pas dans le même aliment, sauf avec le lait pour les poulains :

  • Matières organiques : glucides ou hydrate de carbone

    (éléments énergétiques), protides ou matières azotées (éléments

    énergétiques et plastiques pour la reconstitution des cellules),

    lipides ou matières grasses (éléments énergétiques, voire plastique et

    surtout en réserve par stockage dans l'organisme).

  • Minéraux

    : calcium-phosphore (ratios de 1,25 à 1,8 pour le squelette), soufre

    (pour les poils et la corne), potassium (enrichissement les glandes,

    les tissus nerveux et les muscles), sodium (élimination des toxines par l

    'urine et la sueur), magnésium (empêcher les tétanies et les

    contractures musculaires), chlore, etc,...

     

  • Oligo-éléments (éléments plastiques et régulation de nombreuses

    fonctions) : iode (indispensable), fer (constituant de l'hémoglobine),

    cuivre (pallier les insuffisances squelettiques, pour la régénération

    sanguine et la croissance, pour catalyser de nombreuses

    fonctions), manganèse (pour le fonctionnement testiculaire, la

    lactation et l'ossification, contre les allergies), molybdène (contre les

    retard de croissance), zinc (pour la qualité de fécondation du sperme),

    fluor (pour les tissus comme les dents), sélénium, etc,...

  • Vitamines (pas d'insuffisance pour les chevaux ayant une alimentation

    variée et un mode de vie naturel) : A dans les fourrages verts ou les

    carottes (pour la croissance et la reproduction, contre les lésions

    oculaires, cutanées et les infections), B dans les graines ou les céréales

    (pour la croissance et la stimulation, contre l'anémie, les

    hémorragies, les symptômes nerveux oculaires, cutanés et digestifs),

    C dans les légumineuses comme les graminées (pour les efforts,

    contre la fatigue, les inflammations), D dans les aliments ensoleillés et

    l'huile de foie de morue (pour l'ossification, contre le

    rachitisme, la décalcification et les mauvais aplombs), E dans les germes

    de blé, de

    maïs et les plantes vertes (pour la fertilité), F (pour la croissance

    et la fécondité, contre les troubles cutanés et nerveux), K dans la

    luzerne et les farines de poisson (pour la coagulation).

calcul des composants de l'alimentation

La ration d'entretien doit contenir un minimum de 75 grammes de matières

protéiques digestibles. Cette proportion doit augmenter avec l'entraînement

mais sans dépasser 200 % supplémentaire.

Les lipides composent 5 % environ des matières organiques mais leur proportion

peut augmenter avec l'entraînement pour atteindre jusqu'à 30 % en cas de

recherche d'engraissement.

Les glucides composent environ 80 % des matières organiques. Cette proportion

doit être augmentée en hiver, surtout si les chevaux sont tondus.

L'équilibre idéal est donc pour 100 % de matières organiques, d'environ

14 % de protides, de 81 % de protides et de 5 % de lipides.

On peut également utiliser ce rapport, appelé relation d'équilibre ou relation

nutritive :

(protides digestibles) / (glucides digestibles + lipides digestibles x 2,3)

Ce rapport doit être d'environ 1/7, sans jamais être inférieur à 1/10.

Rapport journalier de calcium et de phosphore (Ca/Ph = 1,5) :

  • Entretien : 20 à 30 g. de calcium, 14 à 20 g. de phosphore.

  • Entraînement moyen : 20 à 40 g. de calcium, 20 à 30 g. de phosphore.

  • Entraînement maximal : 70 g. de calcium, 50 g. de phosphore.



Le foin et, surtout, la luzerne sont riches en calcium alors que les grains

ont une teneur importante en phosphore.

Le cheval doit recevoir une moyenne quotidienne de 30 g. de sodium avec un

apport complémentaire de 20 à 70 g. en fonction de l'effort. La dose maximale

est de 1 % du poids total de la ration afin d'éviter les indigestions, voire de

décès entre 550 g. et 1 kg.

Le plus efficace est de laisser une pierre à sel à la disposition des chevaux,

d'autant plus que le sel contient également du chlore. Les besoins quotidiens

en chlorure de sodium sont de 25 à 30 g. pour l'entretien et de 50 à 100 g. en f

onction de l'entraînement.

Il faut se méfier des excès de potassium, comme avec la mélasse, qui

peuvent entraîner des problèmes circulatoires et rénaux. Les compléments en vitamine

C sont inutiles car les carences sont rarissimes.

Avant tout effort important, il est déconseillé de donner des sucres rapides.

Pour une digestibilité de la ration, il faut également tenir compte du

coefficient d'encombrement :

(poids de matières sèches de la ration en kg) / (nombre d'UF de la ration)

Ainsi que du taux de cellulose :

(poids de cellulose de la ration) / (poids de matières sèches de la ration)


Coefficient d'encombrement

Taux de cellulose

Au repos

< 2

27 à 31 %

Entraînement léger

1,7 à 1,9

26 à 29 %

Entraînement moyen

1,4 à 1,6

22 à 25 %

Entraînement intense

< 1,2

18 à 21 %

Etalon

1,2 à 1,3

18 à 22 %

Poulinière en fin de gestation

1,5 à 1,8

25 à 28 %

Poulinière en lactation

1,2 à 1,3

18 à 21 %

Jeunes chevaux (6 à 12 mois)

1,2 à 1,3

20 à 23 %

Jeunes chevaux (12 à 18 mois)

1,3 à 1,5

22 à 25 %

Jeunes chevaux (18 à 24 mois)

1,4 à 1,6

24 à 17 %

Jeunes chevaux (24 à 30 mois)

1,6 à 1,9

25 à 29 %

Jeunes chevaux (30 à 36 mois)

< 2

25 à 30 %

rapport en grammes pour 1 litre

  • Avoine entière = 500 g.

  • Avoine aplatie = 220 g.

  • Avoine concassée = 190 g.

  • Orge = 620 g.

  • Maïs = 780 g.

  • Blé = 780 g.

  • Son = 220 g.



calcul des rations de céréales

De très nombreuses méthodes de calcul existent mais elles sont toutes

imparfaites car elles ne tiennent compte que de l'entraînement et du poids du

cheval.

A titre d'indication, on peut donner les indications suivantes :

  • Petits chevaux de moins de 400 kg. (comme les barbes) : 4 kg./jour.

  • Grands poneys de 400 à 600 kg. : 4 kg./jour si l'entraînement est ardu.

  • Chevaux rustiques (comme les OI, andalou) de 400 kg. : 5 kg./jour.

  • Grands chevaux (comme les demi-sang) de 500 kg. : 6 à 8 kg./jour.

Il est difficile de donner des rations supérieures à 10 kg. pour des raisons

de problèmes digestifs.

Le calcul des rations en kilos est préférable aux litres car le concassage

ou l'aplatissage modifient le volume mais pas le poids.